Z comme… Z’avions plus qu’à y aller..

Alors qu’au printemps, je commençais à envisager ma participation au Challenge, j’ai demandé à mon fils Matthieu, si cela ne lui prendrait pas trop de temps de me positionner sur une carte en ligne, des repères à l’endroit où mes ancêtres ont habité et qu’en cliquant dessus, on les découvre. Pas de problème, m’a-t-il répondu, tu me fais un tableau Calc ou Excell, dans lequel tu rentres les rues, les numéros que tu connais et tes ancêtres et je te fais cela, rapidement, sur Mymaps ! J’étais ravie.

Et peu après, le jour de mes 75 ans, il m’appelle pour me dire qu’avec Anne-Claire et Clément, sa sœur et son frère, ils m’offraient comme cadeau d’anniversaire un week-end, tous les quatre à Paris, pour que l’on parte ensemble rechercher tous ces lieux où ont vécu nos ancêtres. J’avais bien idée de faire cela un jour mais le faire avec mes enfants, quel merveilleux cadeau ! Le temps que l’on trouve une date possible pour chacun, c’est début octobre que nous avons fait ce périple. Cela m’a laissé le temps de bien répertorier mes adresses d’ancêtres parisiens pour que Matthieu me fasse cette carte. Un grand merci à lui !

Bien sûr n’ont pu apparaître sur la carte, les rues qui ont hélas disparu. Celles qui ont changé de nom ou sont devenues partie d’une nouvelle rue ont été localisées à leur nouvelle appellation, avec le nom du temps de mes ancêtres qui apparaît dans la case localsation. À chaque halte ou presque, quand nous avions retrouvé la maison où simplement parcouru la rue, en absence du numéro, Matthieu a rajouté en direct, sur la carte, une photo du lieu.

Première journée

Les repères bleus sont les lieux où nous sommes passés, le samedi où nous disposions de plus de temps. Nous n’avions pas calculé le kilométrage du parcours et heureusement car je ne m’en serai pas senti capable et on l’aurait tronqué. Et pourtant, j’ai fait les 19 km, mesurés par les pas de ma fille, ou les 16,5 km par ceux de mon fils ! En plus le soleil automnal a illuminé notre journée. Nous avions prévu deux bonnes pauses. J’avais proposé la première, pour le repas de midi, au « Tram café-librairie », le concept me plaisait bien, et surtout, il est installé au 47 rue de la Montagne-Sainte-Geneviève, là où ont vécu Pierre Henri KRABBE et ses beaux-frères, typographes. J’avais préparé pour les propriétaires une fiche sur laquelle, je leur ai présenté mon ancêtre et ce que j’avais retrouvé sur l’histoire de cette adresse où se trouvait autre fois le Collège de Hubant. Ils étaient trop pris par les clients pour échanger mais contents de cette attention.

Pour la pause de l’après-midi, nous sommes restés un bon moment à la Bibliothèque Historique de la ville de Paris, dans laquelle ont vécu nos ancêtres, rue des Francs-Bourgeois. Nous avons découvert, dans la salle en libre accès, différents plans anciens, rangés dans des grands tiroirs, que l’on pouvait sortir pour les consulter. Un vrai régal d’y chercher des lieux où nous étions passés ou que nous allions voir !

Et la dernière halte de la journée fut pout le Caveau des oubliettes, au 52 rue Galande. La fatigue accumulée et la perspective d’une autre journée de marche, le lendemain, ne nous a pas permis d’y rester pour le concert du soir. Nous avons juste pris un pot, mais j’ai raconté à la gérante ce qui nous avait amené en ce lieu et lui ai demandé si nous pouvions descendre dans le caveau, ce qu’elle a bien volontiers accepté. On lui a promis de revenir pour un prochain concert !

Deuxième journée

Le dimanche, une pluie heureusement légère et intermittente s’est invitée mais ne nous a pas fait renoncer pour autant aux 11 km de notre parcours. Sur la proposition de ma fille, nous avons commencé par rendre visite à mes parents, grands-parents maternels et plusieurs autres membres de la famille, au Cimetière de Passy où ils sont réunis dans un caveau familial. Cette seconde journée, matérialisée par les repères orange, était consacrée à la rive droite, avec, entre autres, des maisons qui étaient plus proches dans le temps, celle de la rue de l’Arbre-Sec, où j’ai vécu ma petite enfance, ou celles où ont vécu mes grands-parents, paternels et maternels, dont mes enfants connaissaient davantage l’histoire.

À chaque étape, je leur ai parlé brièvement de ceux qui avaient habité là mais difficile pour eux de s’y repérer, surtout que l’on passait tout le temps d’une époque à l’autre. J’avais un peu peur que cette quête des maisons de nos ancêtres finissent par les lasser un peu. Mais ils se sont tout de suite pris au jeu, un peu comme pour une chasse au trésor, dans laquelle on confrontait ce que l’on voyait aux Plans parcellaires, en ligne sur le site des AD 75, en se demandant si les bâtiments actuels pouvaient être ceux dans lesquels nos ancêtres avaient vécu. Et ils ont bien aimé aussi cette façon de découvrir Paris, comme cette belle place Dauphine qu’il ne connaissait que par la chanson, « Paris s’éveille », de Jacques Dutronc et où Antoine Henry KRABBE a été horloger.

Je sais bien qu’entre toutes leurs activités de parents qui travaillent, ils n’arriveront qu’à picorer quelques uns des articles de mon blog. Mais je suis sûre que le jour où ils en auront plus le temps, ils les liront avec le souvenir de ce beau et émouvant week-end, comme il était, bien sûr, très présent pour moi, en écrivant et en piochant dans le stock des photos qu’ils avaient prises. Et peut-être auront-ils envie de refaire ce périple avec leurs enfants quand ils seront plus à même d’en profiter, avec l’aide de mes articles comme support ?

En conclusion

J’ai pris beaucoup de plaisir en écrivant ces articles. Un grand merci à Sophie Boudarel qui a initié ce Challenge AZ, à l’association Geneatech qui en porte depuis plusieurs années l’organisation et aux copines des groupes « Raconter sa généalogie » et de « De la généalogie à l’écriture » qui me l’ont fait connaître et m’ont encouragée à y participer. Rédiger ces articles m’a beaucoup stimulée pour découvrir tous ces lieux où ont vécu mes ancêtres parisiens et en plus cette participation m’a donné aussi à vivre ce moment si précieux avec mes enfants.

2 réflexions sur “Z comme… Z’avions plus qu’à y aller..

  1. Quelle merveilleuse balade cela a dû être (et en famille en plus !). Merci pour ce challenge qui nous a fait voyagé entre un Paris disparu et une histoire familiale riche. Bravo !

    Mélanie – Murmures d’ancêtres

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