Gilles MOREL et Michelle BOURDON, sosas 140 et 141

Le bien peu que je sais sur eux…

J’avais raconté dans mon article sur leur fils dont je descends, la longue enquête que j’avais dû mener pour dénicher que Gilles MOREL et Michelle BOURDON étaient les parents de mon ancêtre Paterne MOREL, marié avec Louise LEMIERE, dont je n’avais trouvé ni le mariage, ni l’acte de naissance, les registres de cette période, tant de Lastelle que de Gerville-la-Forêt, ayant été détruits en 1944. Alors bien sûr, remonter plus haut s’est avéré encore plus difficile…

Heureusement, ils ont eu la bonne idée de donner ce prénom, Paterne, bien peu courant, à leur fils. Je pense donc ne pas partir sur une fausse piste, en pariant que Gilles MOREL est celui qui est dit frère de Paterne MOREL, sur le contrat de mariage de ce dernier avec Michelle CHAMPAGNE, en date du 20 septembre 1746, passé à Lessay. L’époux et ses parents sont comme Gilles, de Gerville-la-Forêt.

Extrait du CM de Paterne MOREL et Michelle CHAMPAGNE – AD 50 – 5 E 5585

Ce Paterne qui est dit journalier était sûrement le parrain du mien. Et cette découverte m’a permis d’en déduire que Gilles était donc le fils de Martin MOREL et de Marie LANGEVIN. Si Paterne a une signature affirmée, Gilles ne sait pas.

Extrait du CM de Paterne MOREL et Michelle CHAMPAGNE – AD 50 – 5 E 5585

J’ai également trouvé à Lessay, le 12 novembre 1769, le contrat de mariage de leur frère, Martin avec Anne HOUYVET. Malheureusement, il n’y a aucun témoin de la famille du futur. J’ai bien sûr cherché, mais en vain, à ce jour, s’il y avait aussi un contrat de mariage pour Gilles

Extrait de la Carte de Cassini – Géoportail

Quant à Michelle, je n’avais pas la moindre information la concernant. Mais je viens de découvrir une Michelle BOURDON, à Lithaire, commune proche de Gerville, née le 10 janvier 1724, fille d’Adrien, meunier, et de Michelle DUPIN. Au niveau des dates, cela conviendrait parfaitement, elle était âgée de 24 ans, à la naissance du premier enfant de Gilles et Michelle, en 1748. C’est fort tentant de l’adopter comme ancêtre, d’autant que j’ai retrouvé, à Lithaire. son ascendance paternelle sur trois générations. Mais hélas, je n’ai que les dates de naissance des enfants de Gilles et Michelle, provenant d’un relevé, datant d’avant la destruction des registres de Gerville-la-Forêt. Je ne connais donc aucun des parrains et des marraines qui auraient pu conforter cette hypothèse. Un petit indice est le quatrième prénom, Adrien, de l’un de leurs fils. Celui-ci, peu courant, semble être très prisé dans la famille BOURDON, puisqu’il s’est transmis de père en fils sur au moins trois générations et deux frères de cette Michelle, née en 1724, le portent également. Et un autre indice, peut-être plus solide, c’est que deux des enfants de Gilles et Michelle étaient meuniers, comme Adrien BOURDON, leur potentiel grand-père et un autre est boulanger. Alors, amis lecteurs, dites-moi si vous l’adopteriez…

Leurs enfants…

Leurs cinq garçons sont nés à Gerville-la-Forêt et, c’est si rare, tous ont atteint l’âge adulte et ont fondé une famille.

  • François, est né le 4 octobre 1748 et il a épousé, je ne sais ni où ni quand, Geneviève LEMAITRE, avec laquelle il a eu trois enfants à Lastelle. Il était cultivateur et boulanger.
  • Mon ancêtre Paterne a vu le jour le 24 octobre 1753 et je n’ai donc pas trouvé son mariage avec Louise LEMIERE.
  • Benoît a vu le jour le 11 juillet 1756 et a convolé avec Catherine LEBARBIER de Saint Jores, où le registre qui m’aurait permis de retrouver leur mariage a aussi disparu. Il était Maître meunier et ils ont donné naissance à cinq enfants.
  • Jean Baptiste Thomas Adrien est né le 15 août 1760 et a épousé, le 24 mai 1807, au Plessis, Jeanne SUBLED avec laquelle il a eu deux enfants. Il était domestique.
  • Martin François Julien est venu au monde le 31 janvier 1765 et s’est marié, à Lastelle, le 24 septembre 1793 avec Françoise Marie DIGNE qui a mis au monde deux enfants. Il était aussi un meunier.

Leur fin de vie…

J’ignore quel était le métier de Gilles mais il devait être comme ses frères, « simple homme de la campagne » ou « journalier ». Gilles et Michelle ont connu leurs quatre premières belles-filles mais n’ont vu naître aucun de leurs petits-enfants. C’est à Gerville-la-Forêt qu’ils ont achevé leur vie, le 26 mai 1784 pour Gilles et le 12 novembre 1786 pour Michelle. C’est sur l’acte de mariage, heureusement très complet, de l’un de leur fils que j’ai découvert leurs décès. Malheureusement je n’ai pu trouver les actes correspondant qui auraient peut-être mentionné leurs parents, car les registres de Gerville-la-Forêt ne commencent qu’en 1798.

AD 50 – Le Plessis NMD 1813-1822 – p.147

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